Je Tire Ma Révérence D'un Trait Sec.

Ce n'est pas que nous disposons de peu de temps.
C'est surtout que nous en perdons beaucoup.

[sénèque]

Le temps n'est pas seulement le seul véritable ennemi de l'homme, c'est également et surtout son ennemi le plus sournois, le plus lâche. Et, bien sûr, le seul que l'on n'ait pas la moindre chance de vaincre.
[jacques sternberg - extrait de vivre en survivant]

La condition de ceux qui restent est toujours plus triste que celle des personnes qui s'en vont. S'en aller, c'est un mouvement qui dissipe, et rien ne distrait les personnes qui demeurent.
[pierre carlet de chamblain de marivaux]

Mieux vaut partir sans demander son reste que de rester en se demandant à quelle heure on va pouvoir partir.
[Pierre Perret]

Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.
[didier van cauwelaert]

# Posté le vendredi 25 avril 2008 11:54

Modifié le vendredi 25 avril 2008 19:13

Les Temps Changent, Et Les Erreurs Subsistent.

Les Temps Changent, Et Les Erreurs Subsistent.
Quand le chagrin s'évapore et laisse place aux décombres
Je puise à la surface de ce que j'ai de plus sombre
Un soir à ton chevet, l'Amour m'a dit laisse petit
Ne fais pas ce titre, ta musique est sinistre...

[oxmo puccino]


Depuis que la vie m'a pris au dépourvu, ce n'est plus la même chanson qui tourne sur la platine. Les disques changent comme le temps. Il est vrai qu'on peut toujours lire dans mon regard comme dans un livre ouvert, mais si depuis quelques mois, on n'a plus été à mes côtés, on ne me reconnaîtra pas comme ça, les yeux fermés.
C'est assez clair, j'ai changé, et il n y a pas de doutes là dessus. C'est comme si on allait d'une autoroute à une autre : les voies changent, mais le véhicule reste le même. A la réflexion, c'était une sage décision de prendre les distances nécessaires entre elles et moi, mais il a fallu qu'une princesse vienne me tirer de mes nuages pour me faire tomber bas. Et les regrets viennent toujours après les faits, et rien ne pourra être rattrapé.

Tout allait bien pendant huit mois, je tenais à mes nouveaux principes, comme un enfant à ses nouveaux jouets. Je m'y suis fais avec ce changement, et j'en étais même fier. Tout allait bien jusqu'au jour où je suis retombé dans les bras d'une fille.


fredrika stahl - pourquoi pas moi ? *

# Posté le dimanche 20 avril 2008 14:15

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 17:29

Braquez Vos Regards Sur Moi, Je Passe.

Braquez Vos Regards Sur Moi, Je Passe.
Comme toujours, je marchais en alternant yeux perçant le sol et yeux levés droit devant moi. J'avançais sans attirer trop d'attention, pas parce que j'aime bien être discret, mais parce que attirer les regards n'a pas d'importance à mes yeux. Bref, passons, je marchais donc, me faufilant dans la foule, gardant une cadence et un rythme de marche équilibré : ni trop vite ni trop doucement, juste ce qu'il faut. Je pénètre alors dans une rue, assez large et longue. Elle était renommée par son audience et son attirance. Ça grouillait de partout, comme des fourmis. On avançait, on se cognait, puis on changeait de direction. Oui, exactement comme des fourmis, on n'avait pas vraiment une direction à suivre.

Puis cette femme qui déboulait sur la rue, s'introduisant dans ce tas de personnes sans difficultés. Tout le monde l'a regardait, comme si elle ne relevait pas de l'ordinaire. Comme si elle venait d'un monde que nous ne connaissons pas, et que les gens, poussés par leur curiosité, voulaient connaître.
Elle avait pris son aise sans se soucier des regards qui se posaient déjà sur elle. Ces yeux et ces regards qui la déshabillaient, qui arrachaient avec acharnement le peu de vêtements qu'elle portait. On entendait ces mots fusaient dans tous les sens : sublime, magnifique, si seulement c'était ma femme, si seulement je savais aligner de belles phrases sans trembler, voilà une raison de plus pour quitter V., waouh, quelle beauté !
Un homme a même osé se demander ce qu'il faisait avec sa femme depuis 30ans. Comme quoi, quelques secondes ont suffi pour cette femme ordinaire afin de faire un ravage d'une grandeur extraordinaire.

Je commençais peu à peu à comprendre le pourquoi du comment, ou plus précisément, le comment du pourquoi. Je commençais à assimiler pourquoi tant de personnes la regardaient. En fait, elle avait ces chaussures à talon qui aiguisées sa démarche, ce regard revolver qui tués tous les passants, cette assurance en elle qui ne laissait personne indifférent, ce sourire qui faisait craquer plus d'un. Elle avait toutes les armes pour désarmer tous les hommes. Elle était tellement extravagante qu'il était difficile de ne pas lui accorder d'importance. Pourtant, elle était si commune. Elle n'était pas vraiment différente de toutes les autres. N'allez pas croire qu'elle ne mettait pas les lèvres en avant en prenant des photos sous prétexte qu'elle prônait la différence. Par contre, elle se moquait pas mal de tout ceux qui la dévisageaient. Elle en avait l'habitude maintenant.




freeman - transparente [feat mina] *

# Posté le mercredi 16 avril 2008 17:05

Modifié le jeudi 29 mai 2008 10:51

La Tête Dans Les Etoiles.

La Tête Dans Les Etoiles.
Dans le bus, pensif. Dans le métro, songeur. Dans la rue, rêveur. En réalité, je suis dans les nuages un peu partout. Quand on m'interpelle, je réponds tardivement. Quand je suis avec quelqu'un, je suis ailleurs.
Mais rassurez-vous, j'ai bien les pieds cloués au sol, c'est juste ma tête qui est dans les étoiles.

Ceux qui tiennent à leur rêve d'enfant le savent, c'est souvent comme ça. Même quand on prétend avoir l'âge décourageant de 18ans, nous sommes égarés dans nos songes.


# Posté le lundi 14 avril 2008 09:57

Modifié le lundi 14 avril 2008 10:43

Mes Yeux Captent Le Monde.

Mes Yeux Captent Le Monde.
Quoiqu'il arrive, quoique l'on dise, quoique l'on écrive, on ne saura jamais comment ils le vivent, tant qu'on ne la pas vécu par nous même. Mes yeux ne font pas le tout, mais en ressortent l'important.

Même s'il bat toujours, au fond, leur c½ur n'y est plus. Les petits irakiens qui courent dehors, tous les jours et tout le temps, ne savent pas exactement quoi rattraper, où aller, et à quoi s'accrocher. Dans la vie, ils n'ont principalement aucun but, rien. Et ils courent pour rien. Leur seul rêve, eux, c'est bien de retrouver un jour, sur leurs routes creuses, la paix. Ni plus ni moins. Ils veulent juste ça. Si j'insiste là dessus, c'est parce que je suis convaincu que c'est leur volonté première.

A des kilomètres de là, des jeunes palestiniens ont perdus leurs illusions :
Une enfance qu'on refoule, une vérité qu'on réfute, des sacrifices parfois, des âmes bafoués, et des hommes fabuleux. Terre de Palestine, une terre de sang, de cris et de sanglots. Des enfants font diversion ici et là, diversement et parfaitement, d'autres sont informés et mieux formés pour être plus redoutables, pour protéger les leurs.
Leur vie est bien plus compliquée en réalité qu'on ne l'écrit, qu'on ne le pense. Même si l'on voit parfois des sourires décrochés au coin des lèvres, même si cette simplicité qui les caractérise le montre, ils sont complètement blasés.
Leurs journées se résument à ça : des morceaux de haines et d'amours.
En regardant ces images, à la télé ou sur le net, je me sens comme chez moi. Alors je vais tout le temps les voir, même si ça fait mal. Mieux vaut se rendre compte de la vie que mes frères subissent tous les jours, que continuer à les ignorer et faire comme si de rien n'était. Faut parfois se mettre à l'évidence aux choses qui nous semblent tellement évidentes, alors que tout n'est qu'illusion.

Quoiqu'il arrive, quoique l'on dise, quoique l'on écrive, on ne saura jamais comment ils le vivent, tant qu'on ne la pas vécu par nous même. Mes yeux ne font pas le tout, mais en ressortent l'important.
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# Posté le lundi 24 mars 2008 14:48